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Prescription N°3 - Les dernières actualités de santé fraîchement dispensées !

Dans ce 3ème numéro, je vous parle entre autres du PLFSS 2024, une mise en garde envers les traitements contenant de la pseudoéphédrine contre les virus hivernaux et des conseils pour y faire face autrement, des nouvelles têtes de la santé numérique française mais aussi du Mois Sans Tabac qui commençait le 1er novembre.

Prescription
8 min ⋅ 03/11/2023

Bonjour à tous,

Pour ceux qui découvrent Prescription, je suis Mathieu Barbanson, un pharmacien passionné par les sujets de santé public et d’innovation en santé. Mon objectif est de vous partager les dernières actualités françaises en vous les rassemblant sous un format de newsletter simple et accessible à tous, que vous soyez professionnels de santé, patients ou tout simplement curieux !

Je réitère mes remerciements à l’occasion de ce 3ème numéro car vous avez été nombreux à me lire et me faire confiance. Je garde en tête tous vos conseils et suggestions pour les appliquer lors des prochaines parutions de Prescription. Pour ce début de mois de Novembre, découvrons les dernières actualités en santé !


Gros plan sur… la PLFSS 2024⚕️

Chaque année à la fin du mois de septembre est révélée le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année suivante, qui permet notamment de déterminer l’allocation des finances de l’assurance maladie via l’objectif national des dépenses de l’Assurance maladie (ONDAM). Il n’y a pas encore eu d’accord total et la Première Ministre a dû faire usage du 49.3 sur plusieurs volets du PLFSS 2024 (notamment sur les parties “recettes et équilibre général 2024” et “dépenses”) pour le faire voter. Actuellement il y a un examen des motions de censure qui ont été déposées suite à l’usage du 49.3, si elles sont toutes rejetées alors le PLFSS 2024 sera considéré comme adopté en première lecture.

Mais penchons-nous sur ce qui nous intéresse en premier lieu, les principales mesures proposées pour la santé dans ce PLFSS 2024 :

👩‍⚕️ Soin des cystites et des angines par les pharmaciens

Nous avions déjà évoqué ce sujet lors du premier numéro de Prescription concernant l’extension des missions du pharmacien, cette mesure est bien inscrite au PLFSS 2024 et les contours de cette mesure ont été éclaircis.

La proposition inscrite dans le projet de loi est bien que les pharmaciens seront autorisés à dispenser des antibiotiques (sans ordonnance) pour des angines et cystites simples, après confirmation de l’origine bactérienne de l’infection par un TROD (test rapide d’orientation diagnostique) chez les patients présentant des symptômes tels que des maux de gorge ou des brûlures mictionnelles.

💊 Délivrance à l’unité de médicaments en cas de rupture d’approvisionnement

La délivrance à l’unité de médicaments est une discussion qui revient souvent ces dernière années, notamment concernant la délivrance d’antibiotiques afin de lutter contre l’antibiorésistance. Déjà présente dans certains pays de manière généralisée (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Pays-Bas ou encore Suisse), la France ne réserve la délivrance à l’unité que sur certains médicaments spécifiques (stupéfiants par exemple).

La proposition faîte dans ce projet de loi serait d’élargir la délivrance à l’unité pour les médicaments concernés par une rupture d’approvisionnement. Le protocole serait le suivant : le ministre de la Santé pourrait émettre un premier arrêté rendant obligatoire la délivrance à l’unité des médicaments en rupture, puis un second ordonnant la fin de cette obligation. Le ministre de la Santé pourra également limiter ou interdire les prescriptions en téléconsultation des médicaments en rupture par le biais d’un arrêté.

📋 Encadrement des arrêts de travail et arrêts maladie

En France, il y a une suspicion d’abus concernant les arrêts travails et les arrêts maladie ces dernières années “face à la très forte dynamique des dépenses d’indemnités journalières maladie observée ces dernières années (16 Md€ en 2022 contre 11 Md€ en 2010)”, comme le rapporte le PLFSS 2024. Cette proposition vise à limiter ces abus et s’assurer du véritable statut médical de la personne, ainsi le projet de loi s’attaque aux arrêts de travail émis en téléconsultation et à la surveillance des arrêts maladie par le renforcement des contrôles. Voici plus de contextes autour des mesures proposées dans ce PLFSS 2024 :

  • Les arrêts de travail ne pourront plus excéder 3 jours ni être renouvelés en téléconsultation par les prescripteurs, seules 2 exceptions subsisteront :

    • Lorsque le patient peut démontrer qu'une consultation en personne pour le renouvellement de son arrêt de travail est impossible ;

    • Si la prescription est réalisée par le médecin traitant, jugée comme compétent pour prendre cette décision au vu de sa connaissance spécifique du patient sur ses antécédents médicaux, son état de santé actuel et de l’environnement dans lequel il évolue.

  • En ce qui concerne les congés maladie, le projet de loi propose un renforcement des mécanismes de surveillance des Caisses primaires d'Assurance maladie et des employeurs en leur permettant de mandater un médecin contrôleur, ainsi que d'intensifier les sanctions en cas d'arrêt de travail non médicalement justifié avec notamment la suspension des indemnités journalières de l’individu. Les assurés concernés auront la possibilité de faire appel auprès du service médical pour contester cette décision.

🧑‍⚕️ Renfort de la prévention et de l’accès aux soins

Le PLFSS 2024 prévoit également un ensemble de mesures mettant l’accent sur la prévention et l’accès aux soins, on retrouve les propositions suivantes :

  • Lutte contre la précarité menstruelle : cette mesure concerne le remboursement des protections menstruelles réutilisables pour les femmes âgées de moins de 26 ans et /ou bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S). Les assurées de moins de 26 ans seront prises en charge à hauteur de 60% par l’Assurance maladie et pourront bénéficier d’un remboursement par leur complémentaire santé sur leur participation. Les femmes bénéficiaires de la C2S auront une prise en charge totale de leurs protections hygiéniques. Pour rappel, la précarité menstruelle concerne près de 4 millions de femmes en France (31% des femmes menstruées de 18 à 50 ans, 44% si l’on regarde uniquement les 18-24 ans) d’après une enquête OpinionWay datant de mars 2023.

  • Gratuité des préservatifs pour tous les moins de 26 ans : depuis le 1er janvier 2023, la mesure de prise en charge à 100% par l’Assurance maladie des préservatifs (sans ordonnance) pour les moins de 26 ans est déjà en vigueur. Cette mesure a pour but d’améliorer la santé sexuelle des plus jeunes générations, souvent moins averties des risques, en favorisant leur accès aux préservatifs (masculins ou féminins). Le PLFSS 2024 prévoit de l’inscrire dans le droit cette fois-ci, la délivrance se fait toujours en pharmacie et ne concernent que les préservatifs inscrits sur la liste des produits et prestations remboursables (LPP).

  • Faciliter l’accès à la vaccination contre le papillomavirus dès 11 ans : cette vaccination concerne filles et garçons et, comme annoncé en février dernier par le président de la République, une campagne de vaccination gratuite est actuellement en cours pour tous les élèves à partir de la 5ème après autorisation parentale. J’en parlerai plus en détails lors d’un prochain numéro de Prescription.

  • Déploiement des bilans de prévention à 25, 45 et 65 ans : instaurés par la LFSS 2023, ces rendez-vous de prévention à des “âges clés” de la vie consistent en 3 consultations médicales gratuites prises en charge par l’Assurance maladie. Cette initiative vise à renforcer la santé des adultes et à prévenir le développement de maladies chroniques en sensibilisant et en encourageant l'adoption de modes de vie favorables à la santé. Le PLFSS 2024 précise que ces bilans peuvent être effectués par divers professionnels de la santé, tels que médecins, infirmiers, sages-femmes et pharmaciens, sans dépassements d’honoraires.

D’autres mesures relatives à la perte d’autonomie, au handicap ou à la lutte contre la fraude sociale ont été présentées. Pour découvrir l’ensemble des mesures liées à la santé de ce PLFSS 2024, je vous invite à consulter les sites vie-publique.fr et securite-sociale.fr.


Recherche, Innovation et évolution des Pratiques 🔬

💊 Attention aux médicaments vasoconstricteurs contre le rhume !

Des cas rares, mais graves, d'infarctus du myocarde (crise cardiaque) et d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) ont été associés à l'utilisation de ces médicaments contenant de la pseudoéphédrine pourtant destinés qu’à ne soulager des symptômes du rhume. Même à faible dose et pour une courte durée, le risque persiste. Par conséquent, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) déconseille leur utilisation. Vous connaissez peut-être ces médicaments sous les noms d'Actifed Rhume, Dolirhume, Humex Rhume, Rhinadvil Rhume...

Plusieurs organismes de santé, dont le Collège de la médecine générale, recommandent également de ne pas recourir à ces médicaments pour traiter un rhume bénin d'origine virale. Des données récentes ont révélé des cas de complications cérébrales (PRES, RCVS) après leur prise, conduisant l'ANSM à demander une réévaluation européenne de ces médicaments. En attendant, la surveillance renforcée reste en place en France, et des mesures supplémentaires pourraient être prises pour protéger les patients.

Qu’est-ce qu’un médicament vasoconstricteur ?

Dans le cas d’un rhume, il s’agit de médicaments visant à désencombrer le nez en rétrécissant les vaisseaux sanguins (d’où le terme vaso- pour vaisseaux et -constricteur pour le rétrécissement) qui existent sous 2 formes :

  • en comprimés, en associant la pseudoéphédrine pour l’action vasoconstrictrice décongestionnante avec un antalgique (paracétamol ou ibuprofène) et/ou un antihistaminique (doxylamine, chlorphénamine, triprolidine, diphénhydramine) pour calmer les symptômes du type fièvre, maux de tête/gorge et écoulements nasaux liés au rhume. Ces produits sont disponibles à la vente libre, donc sans ordonnance et représente un danger majeur ;

  • en spray nasal, dont l’utilisation est locale et beaucoup plus limité car disponible uniquement sur ordonnance.

L’association simultanée d’un vasoconstricteur oral et d’un vasoconstricteur nasal augmente les risques de survenue d’effets indésirables dont font partie les évènements cardiovasculaires.

Vous pouvez retrouver la liste des effets indésirables et contre-indications de cette gamme de médicaments sur cette fiche d’aide à la dispensation des vasoconstricteurs partagée par l’ANSM.

Médicaments vasoconstricteurs par voie orale utilisés en cas de rhumeMédicaments vasoconstricteurs par voie orale utilisés en cas de rhume

Voici la liste de l’ANSM sur les médicaments concernés par cette mise en garde :

  • Actifed Rhume ;

  • Actifed Rhume jour et nuit ;

  • Dolirhume (Paracétamol et Pseudoéphédrine) ;

  • Dolirhume Pro (Paracétamol Pseudoéphédrine et Doxylamine) ;

  • Humex Rhume ;

  • Nurofen Rhume ;

  • Rhinadvil Rhume (Ibuprofène/ Pseudoéphédrine) ;

  • Rhinadvilcaps Rhume (Ibuprofène/ Pseudoéphédrine).

Ces médicaments sont toujours disponible à la vente car la relation de cause à effet n’a pas encore établi et également car sa vente dépend de l’Agence européenne du médicament (EMA) qui mène actuellement une enquête sur ces traitements. En attendant l’ANSM a recommandé aux pharmaciens de ne pas mettre en avant ces médicaments eu niveau des comptoirs et a demandé aux personnes à risque de redoubler de vigilance avant de recourir à l’emploi de ces médicaments.


Prévention 🚨

🚭 Le Mois Sans Tabac : relevez le défi !

Le Mois Sans Tabac est de retour pour sa huitième édition en 2023, prêt à encourager les 138 000 fumeurs inscrits (et espérons le encore plus d’ici la fin du mois !) à stopper cette habitude. La campagne, organisée par Tabac Info Service et soutenue par le gouvernement français, vise à sensibiliser le public aux dangers du tabagisme et à offrir un soutien concret pour arrêter de fumer.

Le Mois Sans Tabac se déroule chaque année tout au long du mois de novembre, donnant aux participants 30 jours pour amorcer leur transformation. Pour les fumeurs souhaitant stopper ou même réduire la cigarette, c'est le moment idéal pour faire le grand saut vers une vie sans tabac !

L'objectif principal du Mois Sans Tabac est d'inciter le plus grand nombre de fumeurs à arrêter de fumer pendant un mois. Ce changement s’il arrive à être maintenu (ou ne serait-ce que réduit progressivement dans un premier temps) aide à réduire sensiblement les risques pour leur santé et à améliorer leur qualité de vie de manière significative, tout en faisant bénéficier leurs proches (pouvant être fumeurs passifs) de ce changement.

Dispositif mis en place

Tabac Info Service et le gouvernement ont mis en place un ensemble complet d'outils et de ressources pour soutenir les participants tout a u long du mois. Vous pouvez vous inscrire sur le site officiel du Mois Sans Tabac pour accéder à un large éventail de ressources et de conseils pour vous aider à relever le défi avec notamment : une consultation avec un professionnel de l’arrêt du tabac, un kit d’aide à l’arrêt avec un programme personnalisé de 40 jours prévu pour les inscrits, des témoignages inspirants pour ne pas craquer et toute une communauté partageant leur expérience et leurs astuces durant ce mois pour arriver à leurs objectifs. Il y a également une application mobile pour suivre sa progression, et bien plus encore. Pour profiter d’un suivi téléphonique avec un tabacologue, un numéro spécial est également mis à disposition : 39 89.

Logo du Mois Sans TabacLogo du Mois Sans Tabac

Résultats des années précédentes

Le Mois Sans Tabac a remporté un franc succès depuis ses débuts en 2016. En 2022, plus de 250 000 personnes se sont inscrites pour participer au défi et 35 % d'entre elles avaient réussi à arrêter de fumer pendant le mois de novembre. C'est un résultat impressionnant qui montre que le soutien communautaire et les ressources mises à disposition peuvent faire une réelle différence dans la lutte contre le tabagisme.

Participez au Mois Sans Tabac 2023 !

Si vous êtes un fumeur désireux de briser le lien avec la cigarette, le Mois Sans Tabac est une opportunité en or. Rejoignez le mouvement, inscrivez-vous sur le site officiel et découvrez les ressources qui vous aideront à franchir ce cap crucial pour votre santé !

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site du gouvernement français et regarder le reportage de France 3 sur le lancement de la huitième édition du Mois Sans Tabac.


Digital 📱

👏 Les nouvelles têtes de la santé numérique française

Isabelle Adenot, nouvelle présidente de l’Agence du Numérique en Santé

Isabelle Adenot a été désignée Présidente de l’Agence du Numérique en Santé (ANS) par arrêté ministériel en date du 12 octobre 2023, tel que publié au Journal Officiel le 15 octobre 2023. Cette nomination marque une collaboration prometteuse entre la Direction du Numérique en Santé (DNS) et l'ANS, offrant ainsi une belle perspective pour le domaine de la santé numérique

En sa qualité de Présidente du conseil d’administration de l'ANS, Isabelle Adenot apportera une contribution active aux réflexions stratégiques au cœur du déploiement du numérique en santé et elle a déclaré se réjouir de “pouvoir contribuer, aux côtés des équipes de l’ANS à la réussite de ses missions dans son rôle d’opérateur, de promoteur et de régulateur du numérique en santé !”.

Elle a auparavant déjà occupé le poste de Présidente pour le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens (de 2009 à 2017) où elle avait mené à l’élaboration et la mise en application du Dossier Pharmaceutique, puis pour la CNEDiMTS (Commission Nationale d’Evaluation des Dispositifs Médicaux et des Technologies de Santé) attachée à la Haute Autorité de Santé où elle s’est chargée de l'évaluation des dispositifs médicaux connectés dont ceux intégrant de l’intelligence artificielle.

Un nouveau binôme à la tête de la Délégation au numérique en santé !

Hela Ghariani et David Sainati prennent la suite à la tête de la Délégation au numérique en santé (DNS).

David Sainati, docteur en pharmacie et diplômé d’HEC Paris, a notamment fondé et dirigé le COFRAC (organisme certificateur de services numériques en santé) pendant 8 ans. Il a fait parti des tous premiers membres de la DNS et depuis 2 ans il s‘occupait de la stratégie d’accélération « santé numérique », un programme de financement à l’innovation et à la recherche (ayant soutenu plus de 100 projets innovants depuis sa création).

Cette nomination s'inscrit dans la continuité de l'action de la DNS, qui poursuit la stratégie de développement et de régulation du numérique en santé aux côtés de partenaires tels que l'Agence du Numérique en Santé (ANS) et la CNAM. Le binôme se lance ainsi dans le déploiement de la nouvelle feuille de route du numérique en santé pour l’horizon 2023-2027.

La nomination de David Sainati fait suite au départ de Raphaël Beaufret pour l’AP-HP.


Conseils Santé 🧑‍⚕️

🦠Comment lutter efficacement contre le rhume et les microbes de l’hiver

C’est officiel, la saison des rhumes a bien commencé ! Les récentes mises en garde de l’ANSM sur l’emploi des vasoconstricteurs m’amènent à faire quelques rappels sur comment soulager et traiter un rhume.

Tout d’abord quelques rappels basiques sur le rhume, il s’agit une rhinopharyngite bénigne d’origine virale et se caractérise par la présence des symptômes suivants :

  • Fièvre et maux de tête ;

  • Ecoulement nasal ;

  • Maux de gorge ;

  • Sensation de douleurs et fatigue.

Le rhume guérit spontanément en l’espace de 7 à 10 jours, sans traitement.

Les traitements ne servent qu’à traiter les symptômes et non le virus. Comme évoqué plus tôt, les traitements vasoconstricteurs engendrent des risques liés à leur utilisation (liés à la pseudoéphédrine) et l’emploi d’antalgique/anti-inflammatoire tels que le paracétamol ou l’ibuprofène est à privilégier dans ce cas.

Comment améliorer votre confort pendant le rhume ?

  • Bien s’hydrater (eau, tisane, bouillon/soupe), cela contribue à fluidifier les sécrétions et à soulager la gorge irritée ;

  • Pratiquer des lavages (et/ou des inhalations) pour bien garder l’intérieur de votre nez humide et favoriser les écoulements à l’aide de sérum physiologique ou de sprays d’eau de mer ;

  • Se reposer, il est prouvé que la privation de sommeil va de mise avec un risque accru de développer des infections et de rester plus longtemps malade : pour favoriser votre sommeil, dormez avec la tête surélevée ;

  • Maintenir une atmosphère fraîche (18-20°C), aérer régulièrement votre logement et limiter votre contact avec les substances irritantes (fumée, tabac, allergènes) afin de ne pas exposer vos muqueuses à des substances favorisant l’inflammation et/ou avec le virus (ce qui prolongerait le temps de l’infection).

Petit rappel pour le confort des autres cette fois : évitez de répandre le rhume ! Pratiquez une bonne hygiène des mains, couvrez-vous la bouche et le nez lorsque vous toussez ou éternuez, et évitez les contacts étroits avec d'autres personnes pour éviter de propager le rhume.

Puis-je prendre des compléments pour faire passer mon rhume ?

  • En prévention des infections, il est souvent recommandé de prendre :

    • de la vitamine C de manière régulière pour booster l’immunité et réduire la durée des symptômes du rhume comme le suggère cette étude parue dans la Cochrane Database of Systematic Reviews ;

    • de la vitamine D qui aiderait à prévenir les risques d’infection par des virus respiratoires hivernaux (étude publiée dans le BMJ). Depuis plusieurs années maintenant, les médecins prescrivent des ampoules de vitamine D à intervalles réguliers et plus seulement à l’approche de l’hiver, notamment pour les personnes âgées qui sont plus à risque.

  • Pris en début d’infection (dans les 24h suivants l’apparition des symptômes), le zinc permettrait de réduire la durée voire la gravité des symptômes du rhume comme reporté dans cette étude publiée dans le CMAJ.

Attention toutefois ! Un rhume non traité ou mal soigné peut évoluer vers des complications tels que la sinusite, otite, bronchite ou encore pneumonie qui correspondent à des infections des voies aériennes supérieurs et/ou inférieures. Il faut faire attention à l’évolution de vos symptômes et consulter un professionnel de santé si vous observez une persistance ou une aggravation de vos symptômes de rhume présents au départ.


C’est ainsi que se finit ce troisième numéro de Prescription, partagez vos avis sur les différents thèmes abordés et n’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez voir certains sujets traités dans les prochaines éditions.

Dans la prochaine édition, après avoir traité d’Octobre Rose dans le numéro précédent, nous ferons de nouveau un gros plan sur un mouvement de prévention cette fois tourné vers la santé masculine avec le Movember.

Je reste à votre écoute concernant l’ensemble de vos retours et de vos réactions par rapport aux sujets traités. Merci de m’avoir lu, prenez soin de vous d’ici le prochain numéro !

A bientôt,

Mathieu Barbanson

Prescription

Par Mathieu Barbanson

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